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(Service gratuit + prix d'appel)


Les uns veulent prendre un verre et grignoter, les autres se faire un vrai dîner ? Entre vins soigneusement sourcés et assiettes à partager (ou pas), le Fooding a de quoi mettre tout le monde d’accord.
87 Rue de la Roquette
75011 Paris
À 4 min de la Gare de Lyon
À la Renaissance, un bistrot dans son jus à l’ambiance authentique et au goût inimitable.

La Renaissance est morte, vive la Renaissance ! Un royal renouveau pour ce bistrot voltairien centenaire, ranimé avec brio par Carina Soto Velásquez et Joshua Fontaine (Candelaria, Le Mary Celeste). Qui ont gardé la couronne de néon rouge et les miroirs infinis, mais l’ont gratifié d’une nouvelle fresque grattée au mur, de tables bien astiquées et d’un classieux bar en marbre.
Et pour emballer tout ça, des assiettes parfaitement d’époque ficelées par le chef Min Wou Choi (passé par feu Saturne et Le Dauphin) : artichaut poivrade repeint d’une vinaigrette sacrément poivrée ; cèpes poêlés et embeurrés jusqu’aux pieds ; carré de cochon ibérique rosé, brillamment ensaucé, à becqueter avec un oignon rôti fondant et une tombée de blettes ; vol-au-vent enrichi de légumes saisonniers (carottes, champis de Paris, navet), aguichant quoiqu’un peu chiche ; pour finir par une classique île flottante, chewy sur une crème anglaise balèze.
À l’ardoise pour le déj’ ? Buffet d’entrées froides impeccables (betteraves en vinaigrette, taboulé citronné, macédoine), bœuf à la Guinness, cheesecake basque… En sus, tartines ou assiette salée pour le petit déj’ (jambon Prince de Paris, œuf, comté) et grignotages en journée (piquillos à l’ail, fuet, cocktail de crevettes…), le tout sur nappe en papier. Longue vie à la Renaissance !
POUR LA SOIF ? Le naturel en bandoulière : audois Cyprès de toi par le domaine Fond Cyprès (7 € le verre), ugni blanc rhodanien Le Clau signé Romain Le Bars (44 € la bouteille), assemblage rouge jurassien Se Kwa Sa ? du Domaine Buronfosse (52 €)… Mais aussi un mini-Dry Martini (8 € les 4 cl), une Guinness (9 € les 50 cl) et des digeos à gogo, dont un marc du Jura 18 ans d’âge des Tissot (13 € les 4 cl) et un armagnac du Domaine d’Aurensan (15 €).
LES PRIX : menu 23 € (midi), carte 35-55 €, petit déj’ et snacks 5-12 €.
33 Rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris
À 4 min de Gare de l’Est
Ce café d’angle à la cuisine authentique et savoureuse sait comment ravir les papilles des plus fins gourmets.

À la Commedia dell’manger, L’Arlequin décroche le rôle du jeune spot prometteur, entraîné par une troupe de sacrés farceurs : Pierre Wolff (ex-Bambino), Alexandre Viala et Victor Rogier (qui orchestrent aussi le Café de la Musique de la Philharmonie de Paris). Lesquels carburent au rythme des vinyles tournoyant dans cet écrin boisé de pied en cap (à l’exception de quelques murs grattés et banquettes carmin), comme un mix entre bistrot et boudoir.
Au piano, Antoine Griton (ex-Yard et Les Œillets) déclame des assiettes terriblement efficaces : croquette fessue au bœuf bourguignon, à graisser d’une mayo herbacée ; poireaux vinaigrette baignés de lait ribot, plus livèche et feuilles d’huître ; papillotant suprême de volaille, servi avec la peau grillée et une sauce cuivrée au vin jaune et morilles ; truite mi-cuite à l’oseille plus que nickel, bras dessus bras dessous avec de chics rösti ; et pour sucrer tout ça, un aérien millefeuille vanille au goût de reviens-y… Une farce à rejouer encore, et encore !
POUR LA SOIF ? Une juteuse mine de pifs creusée au naturel : chardo bourguignon Les Sardines de Robert-Denogent (7 € le verre), syrah audoise Code Zéro d’Ex Materia (36 € la quille), pinot noir du Beaujolais signé Jean-Claude Lapalu (55 €)… Mais aussi un umeshu soda (10 € le highball) et un spritz sans alcool Iessi (7 € le verre).
LES PRIX : snacks 9-15 €, entrées 12-14 €, plats 24-29 €, desserts 7-10 €.
35 Rue de l'Orillon
75011 Paris
À 11 min de la Gare de l’Est
Ce bistrot rustique et chaleureux saura vous séduire, avec sa cuisine succulente et son ambiance de QG où il fait bon se retrouver.

On prend le même et on recommence ? Grâce au parfait passage de relais entre Thomas Chevrier, l’ancien tenancier bien aimé du quartier, et l’inépuisable bistrotteur Florent Ciccoli (Jones, Café du Coin, Recoin), ce repaire hors pair de Belleville a redécollé à toute berzingue !
Dans une ambiance plus bistrotière que jamais, où les décibels prospèrent depuis le vieux comptoir zingué et les tables collées-serrées, les afficionados du déj’ top chrono cassent la croûte d’un craquant jambon-beurre à l’ail ou boulottent des œufs mayo, à moins de préférer la joueuse tambouille du cuistot Hugo Giudicelli – passé par le susnommé Café du Coin.
Pour nous, l’autre midi : parfait copinage de moules, tronçons de courgette jaune, physalis juteux et salicorne dans une bisque onctueuse ; joufflus gnocchis grillés et poivrons rôtis habillés d’une crème d’anguille toute douce ; pour terminer avec une crème brûlée au miso de pro. Les galettes du soir ont de quoi maintenir l’ambiance : pak-choï cru, labné, salsa verde et amandes ; maïs en bouillon et beurre pimenté ; poitrine de cochon, pommes et noisettes… Vraiment pas bidon, ce nouvel Orillon !
POUR LA SOIF ? Un peu de tout : espresso Ten Belles (1 € au comptoir, 2 € en salle), kombucha Archipel (5 €), pression Deck & Donohue (pils, IPA, blanche… 2,90 € le demi) et pifs propres sur eux – pinot noir et gris alsacien de Léo Dirringer (6 € le verre), macération de muscat catalan signée Celler 9+ (37 € la bouteille), trousseau de Jérôme Arnoux (40 €)…
LES PRIX : formules et menu 19-22 € (midi en semaine), assiettes 3-20 € (soir), sandwichs 6-8 €, grignotages 3-12 € (12h à 18h).
10 Rue Pradier
75019 Paris
À 15 min de la Gare de l’Est
Avec son ambiance typique de bistrot de quartier, le Buttes Snack Bar propose une cuisine exquise et savoureuse, à partager ou à garder rien que pour soi, selon la gourmandise de chacun.

Toute gouaille dehors, Pierre Forest, Benoît Baud et Clément Vezat n’ont pas tortillé longtemps avant d’enquiller leurs jajas dans le feu café Capitale Belleville. Pour en faire un bar butte de décoffrage, où le trio biberonné aux belles enseignes parisiennes (Bambino, Jones, Double Dragon) ne caresse que des canons désulfités, poussant le calice des coteaux ligériens aux contreforts du Caucase.
À laper tout en gnaquant des assiettes de partage, convoyés dans de la vaisselle chinée : tarama maison à tartiner sans hésiter ; grosses pâtes paccheri au ragoût d’agneau parfaitement nappant ; moules au beurre noisette, savagnin et harissa dont on boirait le jus entre deux glouglou de canons; bonite brûlée mais crue, acidulée de sauce ponzu à la mandarine japonaise satsuma et à la bergamote ; charcutailles ibériques ; fromages terroiristes type Saint Nectaire ou Brillat Savarin… Il est toujours l’heure d’en prendre pour son rade !
POUR LA SOIF ? Des vins pour voir le verre à moitié plein : chenin des Vignes du Fresche en Anjou (7,50 € le ballon), gamay alsacien des Jardins en Chantant (55 € la bouteille), saperavi budeshuri par Okro’s Wine (46 €)… et un listing de vermouths qui sentent bon l’amer Méditerranée : macération de rosé catalan, thym et zestes de tangerine signée Celler 9+ (7 € les 6 cl).
LES PRIX : assiettes 7-18 €.
15 Rue Hippolyte Lebas
75009 Paris
À 15 min de la Gare du Nord
Ce pub spécialisé notamment dans les vins naturels et bio-dynamisés propose, pour accompagner ses bouteilles, une cuisine des plus exquises. De quoi profiter au maximum de sa terrasse, qui met à l'honneur les couchers de soleil.

Trouble ? Le blaze d’une cuvée-missile pur chardo bourguignon, balancée de la tireuse au verre, comme une mousse, par Nicolas Phillips, transfuge de Fulgurances. Lequel, dans l’ex-Pompette, ripoliné crémé inside, blue color outside, campe un duo doué avec Stefano De Carli, échappé de Passerini et Mokoloco. Qui fourbit ses munitions pour tifosi, accros aux guéridons hauts ou bar angulaire (et terrasse coucher de soleil), de classiques tapassants : olives en tempura, poutargue et émulsion de mandarine satsuma pimentée ; socca farcie, scamorza, cecina et brocoli rave ; millefeuille de betterave et céleri, champignons, féta et huile de ciboulette…
Pour nous, l’autre soir : gourmande bolée de ricotta piquetée de zaatar, d’huile d’olive et origan ; superbes tranches de feuilleté à la saucisse de Morteau, à trempouiller dans une caractérielle moutarde (gros grains) au curry maison ; pour conclure sur l’unique dessert dispo, impeccable : tarte de queso, escortée d’une énorme louche de chantilly sous laquelle se planquait une petite compotée de coings.
POUR LA SOIF ? Des vins sans intrants et bio-biodynamités : chenin ligérien du Domaine Brazilier (8 € le verre), gewurztraminer orange par Léonard Dietrisch (41 € la quille), blanc rousillonnais du Domaine Alteraz (39 €), aloxe-corton rouge 2022 de la Maison en Belles Lies (110 €)… Et côté houblon, l’Express de la Brasserie du Grand Paris (4,50 € le demi).
LES PRIX : assiettes 5-21 €.