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Tous les jours de 8h00 à 20h00
(Service gratuit + prix d'appel)

Paris déborde d’excellentes adresses où dîner. Grâce à TGV INOUI et Fooding, découvrez chaque trimestre de nouveaux bistrots originaux à la carte délicieuse où vous pourrez manger le soir.
1 Rue des Deux Ponts,
75004 Paris
À 14 minutes de la Gare de Lyon
L’Escale est un café-restaurant chaleureux qui vous invite à vivre des expériences culinaires uniques, le temps de vous remettre de votre visite de l’Île de la Cité.

Au bord de la Seine, sur une île Saint-Louis où il ne vient pas à l’idée de s’attabler, pile en face de La Tour d’Argent, un rade tout vitré et délicieusement ridé a eu le bon goût de laisser les liftings aux adresses bling. Dimitri Theuriau, le nouveau taulier, y tient un flamboyant comptoir en vrai marbre et Formica faux bois, coiffé d’alcools colorés, digne d’une auberge de départementale déviée, sur un carrelage à proto-pixels où se serrent une poignée de tables de bistrot usées.
Au déj’, le chef états-unien Matthew Robertson (ex-Auberge de Chassignolles, Le Garde Champêtre dans l’Aube, La Vierge et Les Pères Populaires à Paris) y sert désormais une cuisine de rêve, humble et limpide : salade de lentilles faralégumineuse, carottes, oignon et céleri, à l’assaisonnement désarmant ; tronçon dodu de merlu, à la cuisson maniaque, bénit d’un beurre blanc, plus carottes fondantes, feuilles de chou rouge juste tombées et navets pimpants ; avant une retournante tarte tatin torgnole au caramel sombre, flanquée d’une crème fouettée.
Le soir, on y boit des coups qui arrosent les vifs grignotages et assiettes changeantes signés Mélanie Guigon (passée par Les Arlots et Les Pères Populaires également), et le week-end, c’est poulet-frites du dimanche, même le samedi…
POUR LA SOIF ? En bon troquet de quartier, L’Escale empile références naturistes et vins plus conventionnellement habillés : rouge bordelais Extrait de Rambaud par Daniel Mouty, macération de chenin Orangette signée Calvez Bobinet, savagnin jurassien Préambule par Jérôme Arnoux… En sus, des cocktails classiques à l’image du Negroni.
LES PRIX : De 36 euros à 50 euros.
1 Rue Pradier,
75019 Paris
À 12 minutes de la Gare de l’Est
Ce café d’angle à la cuisine authentique et savoureuse sait comment ravir les papilles des plus fins gourmets.

Ah, Cadoret adoré ! Son rideau baissé avait laissé ce coin du 19e parisien endeuillé… C’était sans compter le miraculeux passage de témoin entre les frangins Léa et Louis-Marie Fleuriot, patrons des lieux huit années durant (récoltant au passage un Fooding d’amour dans le Guide 2019), et les trois lascars derrière Buttes – Clément Vezat, Pierre Forest et Benoît Baud. Lesquels ont très légèrement ripoliné l’intérieur (conservant naturellement le sol mosaïqué et le comptoir zingué), avant d’inviter Alice Newman (ex-Auberge de la Roche et Maison Ailhon, au piano) et Emilie Bouchet (ex-Septime et Soces, aux goulots) pour cadorer le quartier comme avant.
Ce qui donnait, l’autre soir, d’inoubliables brochettes de ris de veau laquées, approfondies d’une mousseuse sauce au poivre et d’une louche de labné ; une dorade royale grillée, trônant sur un somptueux ragoût de haricots coco aux poivrons et noisettes ; avant une extraordinaire mousse au chocolat délibérément servie tiède, révélant en son cœur de fines tranches de poire pochée et une boule de glace au foin. Ouf, le bonheur est sauf !
POUR LA SOIF ? Emilie cache du beau monde en cave : le Saumurois Nicolas Réau (Attention Chenin Méchant), l’Angevin Félix Guillonneau (blanc Bon Jour) ou encore le bien nommé Jurassien Didier Grappe (assemblage rouge Les Insouciantes).
LES PRIX : De 36 euros à 50 euros.
9 Rue Camille Desmoulins,
75011 Paris
À 17 minutes de la Gare de Lyon
Le Café du Coin, un incontournable pour tous les amoureux de cuisine méditerranéenne généreuse en légumes du soleil.

Dans ce coin-coin, angle de rue et canard peint au-dessus de la porte, on ne vient pas au déj’ pour coincer la bulle. Sous la houlette attentive de Laurence Dufour, ça dépote sec pour 24 € dans ce troquet de toujours, comptoir à bandes cuivrées, globes lunaires, carrelage fleuri, formica et chaises d’école.
Ce midi-là, légendaire pizzetta maison croquante et filante de mozza fumée ; puis un petit chef d’œuvre d’équilibre sous la forme d’un haddock tiède au lait ribot un peu acide, pommes de terre grenaille, datterino, oignon, raifort et pourpier : un vrai grand petit plat. Parcours au finish, un ménager clafoutis aux abricots (même pas acide), coiffé d’un fruité sorbet cassis-cerise.
Le soir, la pizzetta s’affiche en majesté, talonnée par des tapassiettes qui ne font pas tapisserie : friture d’encornets ; aubergine laquée miel-feta ; burrata/poutargue/oseille ; charcuterie de porcelet, poivrons et citron confit. // Adrien Nouviaire
POUR LA SOIF ? Des tarifs bien tenus en laisse pour vins nature et bios : auxerrois de Rietsch assez raide, mais charnu et fruité, pineau d’Aunis et gamay sarthois du Domaine des Pies Blanches, chenin aveyronnais de Pauline Broca, et pinot noir rhodanien de Viret…
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
1 Rue des Deux Gares,
75010 Paris
À 2 minutes à pied de la Gare de l’Est
Un café bistronomique bien placé, qui célèbre le voyage en train avec une cuisine qui séduit tous les palais.

Planté au-dessus de la gare de l’Est, au sein de l’Hôtel Les Deux Gares, le bistrot grand train de Frédéric Lesire (comptoir ouvragé, tables en bois blond, chaises Thonet) n’a pas fini de régaler son monde. En cause ? Les ébouriffantes assiettes du brillant Jonathan Schweizer (ex-Sauvage), qui nous ont remis sur les rails ce midi-là : fumantes moules de Groix lustrées à l’huile d’aillet, verdies de livèche ; cuisse de poulet croustillant sur un nid de chou pointu et d’oignon nouveau, laqué d’une intense bisque d’étrilles ; avant, en finale de fanfare, une crème brûlée sous un vitrail de caramel avec constellation de noisettes du Piémont concassées.
À noter, les assiettes du soir dispensées à la carte : aubergine rôtie dorlotées d’hareng fumé sous perfusion de beurre infusé à la verveine ; ris de veau flanqué de chou-fleur au miel condimenté d’ail brûlé et poutargue de thon ; ragout de poulpe aux prunes parfumé au jus d’encre fumé et citronnelle… et la possibilité de prendre un kawa ou de grignoter à toute heure : anchois de Cantabrie, rillettes de cochon, et pour les humeurs iodées, arrivage d’huîtres n°3 de chez M. Jean-Paul…
POUR LA SOIF ? Sélection de flacons génétiquement non modifiés : riesling Me Softly de Clément Goepp, macération courte Rock n'Saule du Domaine Les 3 Saule, assemblage de pinots alsacien Pino d’Aurélie Fayolle et Arnaud Geschikt, ou pinot noir Les Crays du Bourguignon Julien Guillot…
LES PRIX : De 36 euros à 50 euros.
7 Rue du Rhin,
75019 Paris
À 12 minutes depuis la Gare de l’Est
Ce petit bout d’Alsace situé dans le 19ème arrondissement propose une cuisine aussi bonne que créative, toute en générosité.

Du bon, sinon Rhin ! L’ancienne Brasserie Laumière a fait peau neuve jusqu’au nom pour se tailler une vie de café de quartier – portes jaune pétant, zinc rutilant, chaises d’écoliers, terrasse plein sud.
Au piano, Thibault de Maillard (ex-Hôtel Royal Madeleine) déroule pour le déj’ les notes classiques d’une carte aussi courte qu’efficace, composée avec des produits bio impeccablement sourcés : chaud chausson de courge et fromage avec une mignonnette salade de radicchio ; super généreux sauté de veau au citron confit avec des carottes à ras-bord de l’assiette chinée ; avant un clafoutis poire, chocolat et amandes au goût de crème dessert regrekiffable.
Le soir, place au mood bar avec des snacks sans chichis : croque-monsieur, camembert rôti, planche de charcuterie… avant la tournée de shooters jusqu’à minuit, ou plus en fin de semaine !
POUR LA SOIF ? Une toute petite sélection de vins bien faits, où trouver un orange alsacien signé Pépin ou un assemblage rouge ligéro-languedocien Anne Fatale d’Anne Paillet… et des verres à la tireuse type grenache blanc languedocien du Domaine Wine Drop.
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
3 Rue Biot,
75017 Paris
À 11 minutes de la Gare du Nord
Un bistrot historique dont la cuisine sait se réinventer au fil des saisons, toujours pour le bonheur de ceux qui la déguste.

À une longueur de nez de la place de Clichy, ce Cyrano récite ses classiques avec panache ! Dépoussiéré par une bande de jeunes potes (Charleyne Valet et Clovis Aupetit, ex-Parigots et Les Gamins, et Arthur Podetti, fraîchement reconverti), ce rade historique aux miroirs piqués et mosaïques Art Nouveau, jadis maison de passe, se laisse réenchanter grâce aux assiettes enjôleuses de Charleyne, à bécoter au comptoir marbré ou sur les tables bistrot à touche-touche et coude à coude.
Pour notre dîner, avant la séance de cinoche : craquantes croquettes de pieds de cochon chaussant un épais ketchup de prunes, avec des quartiers de prunes fraîches ; étonnante association d’aubergines laquées et de carpaccio d’oreilles de cochon, le tout recouvert de graines de moutardes, d’oignons verts et de coriandre ; superbe maquereau à la flamme mouillé d’un aguachile d’amour dans lequel tremper du riz noir ; avant un délice de tartelette aux poires au sirop de gingembre et chipotle.
Le midi, le Cyrano révise ses classiques : radis et mousse de beurre fumée, poitrine de cochon confite et crème de maïs, légumes rôtis et yaourt fumé aux herbes… Mais les scones maison valent aussi leur pesant de petit-déj’ !
POUR LA SOIF ? Une carte naturiste dans laquelle piocher un chardonnay en arbois par Jérôme Arnoux, un blanc de macération alsacien de chez Charles et Philippe Brand, en pinot gris, ou un pineau d’Aunis auvergnat du Domaine La Bohème.
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
35 Rue de Montreuil,
75011 Paris
À 10 minutes de la Gare de Lyon
Pas d’esbroufe mais des assiettes qui font autant plaisir à voir qu’à dévorer, voilà la promesse de ce café authentique et agréable.

Café-croissant à 7h30 du mat’, et un dernier pour la route à 1h du mat’… C’est où ? Dans cet ample rade de quartier, façade et intérieur à dominante tabac blond-brun, éclairages globes, moulures au plafond, vieille pub bovine sous verre, le tout pieusement conservé. Bref, une vraie gueule d’atmosphère, hélas moindre, depuis que Jeff Schilde, chef tatoué qui faisait le sel et le poivre de la maison, a raccroché des fourneaux.
Avec Alberto Rebolledo aux fourneaux (ex-Les Vantrues), la maison ce lundi-là ne s’en tirait pas trop mal : douce soupe de champignons, huile de noisettes et copeaux de champignon de Paris ; pavé de cabillaud à la peau bien crousti, coulis d’épinard, crème crue et tombée de chou frisé ; préféré au filet de canette, mousseline de céleri et trévisse ; avant un final renversant… Des perles de tapioca au lait de coco, surmontées d’une magnifique huile d’olive et de zestes de citron vert, qu’on aurait aimé bisser…
POUR LA SOIF ? Que du bon : chardo-chenin-sauvignon Magic of Juju du Domaine Mosse, gamay Gamins du Domaine La Petite Sœur, merlot Suck a Rock de Sylvain Bock, chenin Le Bleu du Ciel du Domaine Ostal Levvant…
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.