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(Service gratuit + prix d'appel)


Déjà midi, et il vous reste beaucoup à faire à Paris ? Le Fooding vous glisse quelques bons plans bistrotiers où rester dans les temps : œufs mayo pimpés, filet de merlu au beurre blanc, onglet de bœuf et frites allumettes… Par ici les déjeuners bien ficelés !
93 Rue Julien Lacroix
75020 Paris
À 15 min de la Gare de l’Est
Une cuisine et une ambiance qui fleurent bon l’Espagne. Vous pourrez vous régaler autour d’assiettes hispaniques chaleureuses, à tout juste deux pas du parc de Belleville.

Rencontrées aux Beaux-Arts de Paris, Marie-Anna Delgado et Olivia Brunet ne se sont plus quittées depuis. Après avoir aiguisé leurs lames pendant quelques années, la cuisinière (ex-cheffe du Dindon en Laisse) et l’ébéniste (plusieurs aménagements de restos au compteur) ont décidé de s’associer pour ouvrir leur propre chez-elles du côté de Belleville.
Résultat ? Paloma, un amour de bistrot (carrelage rétro, mobilier de récup’, enseigne griffée Studio Mieux) qui n’a pas fini de câliner le quartier ! Ce midi, en direct du comptoir : infaillible poireau fondant rougi à la catalane de sauce romesco condimontée avec poivron et câpres sous pickles d’oignon rouge et amandes ; délirante poitrine de cochon confite, blottie sur une purée de céleri soyeuse, cresson et brocolis, le tout strié de salsa verde ; et une tartelette aux pommes un peu proprette flanquée de crème crue.
Le soir, ça dégaine les tapas à faire résonner les palmas : tortilla acoquinée de scamorza, poivron vert et olives de Kalamata ; vivifiant ceviche d’huîtres avec yuzu et radis noir ; bien nommé œuf parfait, haddock et crème de PDT ; moules de Galice gratinées en persillade ; bao au boudin noir maison et jus de viande.
POUR LA SOIF ? Des quilles naturellement voltigeuses : sauvignon blanc Trinqu’âmes de la Grange Tiphaine (7 € le verre), macération languedocienne orangée La Déferlante d’Olivier Cohen (idem) et pinot noir jurassien du Domaine des Ronces (idem).
LES PRIX : menu 17 € (midi), assiettes 6-15 € (soir).
9 Rue Camille Desmoulins
75011 Paris
À 13 min de la Gare de l’Est
Le Café du Coin, un incontournable pour tous les amoureux de cuisine méditerranéenne généreuse en légumes du soleil.

Dans ce coin-coin, angle de rue et canard peint au-dessus de la porte, on ne vient pas au déj’ pour coincer la bulle. Sous la houlette attentive de Laurence Dufour, ça dépote sec dans ce troquet de toujours – comptoir à bandes cuivrées, globes lunaires, carrelage fleuri, Formica et chaises d’école…
Ce midi-là : un œuf mayo au satay, roquette et graines de moutarde en pickles pour démarrer le boxon en beauté ; avant un cabillaud cuit tout doux acoquiné de caponata, grenailles, câpres frits, olives et basilic ; puis, côté glucides, un formi’ financier avec sorbet citron maison et fraises fraîches.
Le soir, la légendaire pizzetta maison s’affiche en majesté, talonnée par des tapassiettes qui ne font pas tapisserie : chips de riz soufflé, shitakés, radicchio et salsa verde ; tempura de courge bleue, mayo au gochujang ; éperlans frits, mayo au satay… Du haut niveau à prix disco.
POUR LA SOIF ? Des tarifs bien tenus en laisse pour vins nature et bio : chic sylvaner L’intemporel de Ludovic Rohrer (7 € le verre), joli assemblage de grolleau et muscat rouge Petal de Lisanne Van Son dans le Bugey (idem), vin orange alsacien du collectif Pirouette (idem).
LES PRIX : menus 21-24 € (midi en semaine), assiettes 6-12 € (soir).
1 Rue des Deux Ponts
75004 Paris
À 12 min de la Gare de Lyon
L’Escale est un café-restaurant chaleureux qui vous invite à vivre des expériences culinaires uniques, le temps de vous remettre de votre visite de l’Île de la Cité.

Au bord de la Seine, sur une île Saint-Louis où il ne vient pas à l’idée de s’attabler, pile en face de La Tour d’Argent, un rade tout vitré et délicieusement ridé a eu le bon goût de laisser les liftings aux adresses bling. Dimitri Theuriau, le nouveau taulier, y tient un flamboyant comptoir en vrai marbre et Formica faux bois, coiffé d’alcools colorés, digne d’une auberge de départementale déviée, sur un carrelage à proto-pixels où se serrent une poignée de tables de bistrot usées.
Au déj’, le chef états-unien Matthew Robertson (ex-Auberge de Chassignolles, Le Garde Champêtre dans l’Aube, La Vierge et Les Pères Populaires à Paris) y sert désormais une cuisine de rêve, humble et limpide : salade de lentilles faralégumineuse, carottes, oignon et céleri, à l’assaisonnement désarmant ; tronçon dodu de merlu, à la cuisson maniaque, bénit d’un beurre blanc, plus carottes fondantes, feuilles de chou rouge juste tombées et navets pimpants ; avant une retournante tarte tatin torgnole au caramel sombre, flanquée d’une crème fouettée.
Le soir, on y boit des coups qui arrosent les vifs grignotages et assiettes changeantes signés Mélanie Guigon (passée par Les Arlots et Les Pères Populaires également), et le week-end, c’est poulet-frites du dimanche, même le samedi…
POUR LA SOIF ? En bon troquet de quartier, L’Escale empile références naturistes et vins plus conventionnellement habillés : rouge bordelais Extrait de Rambaud par Daniel Mouty (7,50 € le verre), macération de chenin Orangette signée Calvez Bobinet (8,50 €), savagnin jurassien Préambule par Jérôme Arnoux (65 € la bouteille)… En sus, des cocktails classiques à l’image du Negroni (14 €).
LES PRIX : entrées 8-9 €, plats 16-20 €, desserts 8-9 € (midi en semaine), grignotages 5-15 €, assiettes 20-50 € (soir), poulet-frites 17-32-64 € (quart, demi ou entier, midi le week-end).
1 Rue des Deux Gares
75010 Paris
À 2 min de la Gare de l’Est
Un café bistronomique bien placé, qui célèbre le voyage en train avec une cuisine qui séduit tous les palais.

Planté au-dessus de la gare de l’Est, au sein de l’Hôtel Les Deux Gares, le bistrot grand train de Frédéric Lesire (comptoir ouvragé, tables en bois blond, chaises Thonet) n’a pas fini de régaler son monde.
En cause ? Les ébouriffantes assiettes du brillant Jonathan Schweizer (ex-Sauvage), qui nous ont remis sur les rails ce midi-là : fumantes moules de Groix lustrées à l’huile d’aillet, verdies de livèche ; cuisse de poulet croustillant sur un nid de chou pointu et d’oignon nouveau, laqué d’une intense bisque d’étrilles ; avant, en finale de fanfare, une crème brûlée sous un vitrail de caramel avec constellation de noisettes du Piémont concassées.
À noter, les assiettes du soir dispensées à la carte : aubergine rôtie dorlotées d’hareng fumé sous perfusion de beurre infusé à la verveine ; ris de veau flanqué de chou fleur au miel condimenté d’ail brûlé et poutargue de thon ; ragout de poulpe aux prunes parfumé au jus d’encre fumé et citronnelle… et la possibilité de prendre un kawa ou de grignoter à toute heure : anchois de Cantabrie, rillettes de cochon, et pour les humeurs iodées, arrivage d’huîtres n°3 de chez M. Jean-Paul…
POUR LA SOIF ? Sélection de flacons génétiquement non modifiés : riesling Me Softly de Clément Goepp (6 € le verre), macération courte Rock n‘ Saule du Domaine Les 3 Saules (idem), assemblage de pinots alsacien Pino d’Aurélie Fayolle et Arnaud Geschikt (48 € la bouteille), ou pinot noir Les Crays du Bourguignon Julien Guillot (67 €)…
LES PRIX : menus 22-26 € (midi en semaine), carte 52-66 € (soir et samedi midi), grignotages 9-17 €.
36 Rue de Varenne
75007 Paris
À 9 min de la Gare Montparnasse
Une brasserie parisienne typique, conviviale et chaleureuse. La cuisine y est réconfortante et iconique des petits bistrots.

Ici, c’est Paris ! Mais le Paris d’il y a cent ans, avec réclames de gnôle, banquettes rouges, globes dépolis et collection de brocs. Dans ce troquet d’angle lumineux et vibrionnant de vie, travailleur·ses du quartier, touristes et voisin·es germanopratin·es se pressent en salle ou en terrasse (l’une des plus belles du coin) pour se régaler d’une réconfortante cuisine bistrotière, envoyée séance tenante par des serveurs en livrée qui n’auraient pas déparé le « Garçon ! » de Claude Sautet.
Pour nous, ce midi-là, on la jouait brasserie tradi jusqu’au bout : généraux œufs mayo avec la petite laitue vinaigrette qui va bien ; puis, impeccable onglet de bœuf servie avec d’excellentes pommes-frites allumettes, fines et croustillantes. Foutu pour foutu, on s’envoyait un génial baba à imbiber soi-même de rhum Gouverneur !
Autres options : poulet rôti et jus de cuisson, bavette d’aloyau à l’échalote, tartare de tomates aux queues d’écrevisses, poireaux mimosa, ravioles du Dauphiné crémées, confit de canard rôti, ou profiteroles au chocolat… Ah, le passé, c’est plus ce que c’était !
POUR LA SOIF ? Des petites quilles bien choisies : saint-amour de la famille Bataillard (8 € le verre), superbe côtes-du-jura bio du Clos des Grives (16 €), rully du Domaine de Villaine (120 € la quille), ou nuit-saint-georges Clos des Corvées (590 €)… Et même des digeo comme ce cognac Frapin XO (24 € les 4 cl) ou l’armagnac bio Dartilongue (12 € les 4 cl).
LES PRIX : planches 11-34 €, entrées 11-24 €, plats 22-39 €, fromages 10 €, desserts 9,50 à 14 €.