
Vous avez besoin de manger en toute vitesse à Paris ? TGV INOUI et Fooding vous indiquent chaque trimestre où manger sur le pouce dans la capitale.
35 Rue de l'Orillon,
75011 Paris
À 13 minutes de la Gare de l’Est
Ce bistrot rustique et chaleureux saura vous séduire, avec sa cuisine succulente et son ambiance de QG où il fait bon se retrouver.

On prend le même et on recommence ? Grâce au parfait passage de relais entre Thomas Chevrier, l’ancien tenancier bien aimé du quartier, et l’inépuisable bistrotteur Florent Ciccoli (Jones, Café du Coin, Recoin), ce repaire hors pair de Belleville a redécollé à toute berzingue ! Dans une ambiance plus bistrotière que jamais, où les décibels prospèrent depuis le vieux comptoir zingué et les tables collées-serrées, les afficionados du déj’ top chrono cassent la croûte d’un craquant jambon-beurre à l’ail ou boulottent des œufs mayo, à moins de préférer la joueuse tambouille du cuistot Hugo Giudicelli – passé par le susnommé Café du Coin.
Pour nous, l’autre midi : parfait copinage de moules, tronçons de courgette jaune, physalis juteux et salicorne dans une bisque onctueuse ; joufflus gnocchis grillés et poivrons rôtis habillés d’une crème d’anguille toute douce ; pour terminer avec une crème brûlée au miso de pro.
Les galettes du soir ont de quoi maintenir l’ambiance : pak-choï cru, labné, salsa verde et amandes ; maïs en bouillon et beurre pimenté ; poitrine de cochon, pommes et noisettes… Vraiment pas bidon, ce nouvel Orillon !
POUR LA SOIF ? Un peu de tout : espresso Ten Belles, kombucha Archipel, pression Deck & Donohue (pils, IPA, blanche…) et pifs propres sur eux – pinot noir et gris alsacien de Léo Dirringer, macération de muscat catalan signée Celler 9+, trousseau de Jérôme Arnoux…
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
46 Rue de Buzenval,
75020 Paris
À 13 minutes de la Gare de Lyon
Avec son cadre agréable et sa cuisine raffinée, Les Pères Populaires a toutes les cartes en main pour être vraiment populaire.

Une quinzaine d’années déjà que Greg Back (taulier de La Vierge) réunit tout le tiéquar aux Pères Pop’, rade déglingué avec fauteuils en cuir usés jusqu’à la corde, chaises d’école, téloche et radio vintage. Où prendre son café du matin, un verre jusqu’à 2h du mat’ ou alors s’enquiller un dej’ vite fait bien fait, surtout depuis que Toms Berzins (ex-chef de partie Frenchie et sous-chef au Grand Bain) a mis son grain de sel en cuisine.
Ce midi-là : grenailles, pesto d’oseille, anguille fumée et œufs de truite, caramelle fraîches dans un bouillon tomates-pecorino et cime di rapa ; glace chocolat-câpres ou topinambour-vanille !
POUR LA SOIF ? Des pifs nat’ à la tireuse : muscadet du Domaine Landron-Chartier, pinot noir alsacien des Vins Pirouettes; ou une golden-ale Agent Provocateur, ainsi qu’une pilsner bien fraîche Deck & Donohue.
LES PRIX : Moins de 15 euros.
47 Rue de la Montagne Ste Geneviève,
75005 Paris
À 18 minutes de la Gare Montparnasse
Juste à côté du Panthéon, ce café original vous permet de déguster une délicieuse cuisine internationale entre deux pages de son espace librairie.

Après avoir régalé la rue du Cherche-Midi, Marion Trama et Paul Hayat ont hissé sur les pentes de la montagne Sainte-Geneviève ce très cool café-librairie, looké comme il se doit par Marie Carmarans – devanture bleu nuit, comptoir en marbre, giga-table familiale avec vue sur une cour arborée. Là, Paul révise ses (néo)classiques aux fourneaux, combinant les standards du feu Café Trama (dont l’un des meilleurs croques de Paris au sel de truffe servi toute la journée) et les inspis du moment.
Pour notre déjeuner : épatant carpaccio de saint-jacques normandes de plongée, léchées d’un trait d’huile de noisette ; poêlée de champignons Portobello avec fenouil croquant et combo d’éclats de pistaches et de grenade ; avant une sublime tarte tatin à la mangue, escortée d’une très vanillée boule de glace, concoctée par Alain Trama – l’ancien chef dudit Café, qui passe parfois le museau pour régaler de ses aguichants desserts.
POUR LA SOIF ? Quelques vins bien choisis (blanc tourangeau des Jousset, gaillac rouge du Domaine Plageoles, des bières arty-sanales Deck & Donohue, une citronnade au gingembre ou encore un chocolat chaud magique de chez Plaq.
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
45 Rue Oberkampf,
75011 Paris
À 7 minutes de la Gare de l’Est
Un bistrot à la fois convivial et simple, tout en adoptant une cuisine inventive. À découvrir avec autant d'amis que l’on veut, pas seulement deux.

D’aucuns prétendent qu’ici, certains soirs, ça déborde côté clients, comme si on voulait faire entrer les passagers d’un car dans une Twingo. Coup de bol ce samedi midi d’été en pente douce, ce rade sixties « Be-Bop-A-Lula » (Formica, néons, comptoir zingué, carrelage…) laissait apprivoiser sa bonne mine, et le responsable de salle, Sylvain Lavigne, patronyme prédestiné, nous fit goûter tous les vins au verre avec urbanité.
Du presque parfait, avec un nouveau big chief, Allan, venu du Verre Volé : palourdes sautées aux poireaux à la sauce dan dan (soja, sichuan, sésame, miel…) ; fougueux tartare de bœuf au couteau, à effrayer un véganeux (anchois, radis, cébettes) ; juteuses langoustines de calibre respectable (un poil de sel en sus, please) en sauce tartare dont on suça les têtes avec acharnement ; harengs à la crème ajo blanco et touche de raisins verts pour adoucir ; translucides escalopes de lotte de première fraîcheur et sauce pil-pil ; sorbet maison à la faisselle de chèvre, huile d’olive et citron en apothéose.
Et toujours un bon frichti classe éco au déj’ semaine : œuf mayo aux anchois, bœuf bourguignon ou agneau de 7 heures, clafoutis. Sans oublier les en-cas entre les deux services : piquillos, langue fumée, manchego…
POUR LA SOIF ? Verres de vin : géniale clairette de Bellegarde Cyprès de toi et cabernet de Loire du Domaine du Facteur. Tout aussi nature, cheverny de Vénier et fer servadou de Carmarans, et complantation alsacienne de Deiss…
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
2 Rue Titon,
75011 Paris
À 12 minutes de la Gare de Lyon
La passion des cafés de qualité anime le Café Singuliers, qui propose une cuisine agréable et variée, à toute heure de la journée.

Ça chauffe rue Titon, où les déprimé·e·s en manque de feu de cheminée font crépiter leurs petits cœurs au Café Singuliers, alimenté par un poêle d’église sculptural et la cheffe (re)convertie Victoire Pfister. Laquelle envoie de sacrées becquetées du petit déj’ au goûter !
Dûment avalés l’autre midi : du potimarron rôti miellé, barbouillé de ricotta des Pouilles affinée et posé sur une focaccia toastée vraiment bonarde, à tremper dans une huile ciboulée ; puis la brillante asso d’un fondant au choco et à l’huile d’olive (maison !) avec une crème anglaise infusée aux olives de Kalamata.
Les plus matinaux·les s’offriront scones tièdes, granola maison et œuf cocotte au beurre de harissa, et les dîneur·se·s avisé·e·s l’option frichti privé. Et avant de retrouver le tumulte de la vi(ll)e, passage obligé par le petit coin magasin : livrets des Éditions de l’Épure, cruche en grès du château de Ratilly, bouquet de sideritis bio à infuser…
POUR LA SOIF ? Une courte sélec’ de vins nat’ au verre, et tout le carburant nécessaire : café Plural torréfié à Paname, tasse de Thé-ritoires ou citronnade du moment – yuzu, gingembre et menthe cette fois-là.
LES PRIX : De 16 euros à 35 euros.
31 Rue Coquillière,
75001 Paris
À 10 minutes de la Gare de Lyon
Une cuisine d’inspiration japonaise (mais pas que) à déguster sur le pouce dans une ambiance véritablement atypique… que demander de plus ?

Extension du domaine du rêve ! Dreamin’ Man, deuxième du nom, réveille en douceur cette ruelle entre les Halles et Palais Royal, qui abritait autrefois une poissonnerie, relookée en murs grattés et carrelage immaculé, wabi-sabi avec ses plafonniers d’usine, ses lampes Noguchi et son vénérable tronc d’arbre de 130 ans d’âge en guise de table commune. Où le barista mélomane Yuichiro Sugiyama et la cheffe pâtissière Yui Matsuzaki officient pour un public d’inité·es, fashion weekeur·ses et habitant·es du quartier.
Côté solides, de moellissimes sandos (salade d’œufs ou thon) et divins onigiris viennent compléter l’offre sucrée déjà réputée : scones, cannelés, cookies à l’avoine, banana bread et cake du jour – le tout sur une B.O. aux accents folk, de Neil Young à Leonard Cohen. Jamais trop loin de votre 11e chéri ? Le duo opère toujours au 140 rue Amelot, et également 12 rue Perré dans le 3e depuis quelque temps.
POUR LA SOIF ? Outre les smoothies et jus pressés à froid (Lucky Pool mêlant pastèque, citron vert et menthe), ou thés matcha et hojicha, Yuichiro sert d’excellents et parfaitement sourcés kawas de spécialité, comme cet élégant Volcan Azul du Costa Rica fourni par April à Copenhague… en attendant de pouvoir lancer ses propres torréfactions !
LES PRIX : Moins de 15 euros.
Par téléphone au 3635
Tous les jours de 8h00 à 20h00
(Service gratuit + prix d'appel)